L’Âme meurtrie d’Anouck (EDILIVRE, PAYOT, FNAC, AMAZONE)

AnouckL’âme meurtrie d’Anouck (1)

  1. Se reconnaître collectivement et individuellement

Anouck arrivait au monde en pleine Afrique centrale, au sein d’une famille Bantou-soudanaise et catholique. Encore appelé Bamiléké, le peuple Bantou-soudanais semblait complexe, vu de loin… Anouck reconnaissait aisément que son peuple ne paraissait pas seulement trouble pour des personnes extérieures, mais quelques fois aussi, pour sa population actuelle. D’après ses dires, les diverses colonisations, la « modernité », et le désintérêt grandissant de son peuple face à son devoir de transmission, en étaient les principales causes …

Pour Anouck, ce désintérêt s’était accentué avec les nouvelles formes de migration qui avaient générées une intensification des brassages culturels. Ceci avait eu pour conséquence, l’émergence des formes nouvelles de perceptions et de compréhensions… Anouck trouvait donc légitime que certaines personnes aient plus de difficultés à saisir les aspects culturels qui caractérisaient son peuple…

(L’âme meurtrie d’Anouck est un récit qui montre une ouverture possible pour « ces autres », navigant entre valeurs occidentales et africaines, « ces autres » qui tentent tant bien que mal de se réinventer, de se définir ou de se redéfinir, afin de trouver un socle sur lequel s’appuyer pour redonner vie à leurs racines confuses, perdues, ou abimées. L’âme meurtrie d’Anouck invite le lecteur à questionner la possibilité de reconstituer un élan suffisamment saint pour pouvoir s’envoler vers des horizons nouveaux, pour embrasser l’autre et la différence en toute sécurité, sans avoir peur de disparaître au contact de cet autre, ou des rencontres avec de nouvelles cultures… Juste se poser, s’adosser un instant sur ce qui a été; le considérer, prendre conscience qu’il a existé; y puiser son essence, une inspiration, en étant pleinement conscient de ce qu’on aimerait prendre ou laisser derrière soi.)